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               Biographie
 
                
 
Doris et Henri Contet

 
Henri Contet
1904\ 1998
     


Henri Contet est né dans le Morvan à Anost (Soane et Loire), le 8 mai 1904. Enfant unique, son père Louis et sa mère Marie lui ont voué une très grande tendresse qui était réciproque. Toute sa vie il restera attaché à ses racines.

1923: 19 ans, il obtient son diplôme d’ingénieur en électricité, ce qui lui permet de rentrer chez Thomson mais très vite il s’aperçoit que sa vocation n’est pas « l’électricité ».


Il débute comme journaliste à Paris-Midi sous le haut commandement de Madame Aulbranne qui avait un léger penchant pour son éditorialiste. Il s’occupait des rubriques "spectacle".



 






Photo extraite du film "Katia"
  Dans les années 40, Henri Contet devient critique de cinéma et fait quelques films en tant que figurant, notamment dans « Katia » avec Danièle Darrieux à laquelle il donna un baiser dont il se souvint toute sa vie. Il a également fait de la figuration avec Fernandel et d’autres encore…
Françoise Rosay aurait voulu qu’il soit comédien mais la vie a choisi pour lui une autre destinée.
     
 
Tout en continuant son métier de journaliste, il devient critique de film. « Montmartre sur seine », c’est à cette occasion qu’il fait la connaissance d’Edith Piaf qui, en lisant sa critique sur le film lui dit:
« Dis donc petit, avec la plume que tu as tu ne pourrais pas m’écrire un texte ! »
et c’est ainsi que débuta une complicité qui a duré toute la vie de Piaf.
A la disparition de celle-ci, ce fut avec beaucoup d’émotion qu’il perdit sa muse. Ils resteront ensemble 4 années et pendant l’occupation, comme il faisait froid dans les maisons, il lui trouvera une chambre dans un hôtel de passe (Chez Madame Billy, 4 rue Villejust) près de l’Etoile.
Affiche du film
" Montmartre sur Seine"
 
Henri, Edith et  Jean Chevrier


Henri lui écrira 32 chansons dont la plus célèbre reste sûrement « Padam, Padam ». Cette chanson a été interprétée à l’étranger par les plus grands et par une quinzaine d’interprètes français comme Anny Gould, Mireille Mathieu, Simone Langlois, Jacqueline François et plus récemment Patrick Bruel, Arthur H, Catherine Ribéro, Ute Lemper.

         
  Il écrit également : « Bravo pour le clown », « Monsieur St Pierre »,
« C’est merveilleux »
, issues du film « Etoile sans lumière » avec Yves Montand et Edith Piaf.
La petite préférée d’Henri « Les neiges de Finlande » est tirée du film « Les amants de Demain » avec Armand Mestral.
Henri a aussi écrit un très joli Noël « Le noël de la rue », également repris par Mireille Mathieu.
A propos de « Bravo pour le Clown », après la disparition de mon mari j’ai commencé une collection de clowns, je dois en avoir 200 et j’en suis très fière.
 
         
Affiche du film
" Etoile sans lumière"
Affiche du film
" Les Amants de demain"


En 1945, Edith avait rompu avec Henri et c’est Yves Montand qui lui a succédé. Edith lui a alors demandé d'écrire des textes pour Yves. C' est comme ça qu'il lui écrira « Ce monsieur là », une chanson de 6 minutes puis « Le carrosse », « Ma môme, ma petite môme »…mais Henri lui a surtout appris à connaître nos auteurs français et au bout de quelques temps, en traversant le pont de l’Alma (Henri habitait rue Malar, une rue très connue de ses confrères et de jeunes artistes à qui il a toujours tendu la main), il rencontre Yves Montand qui court à lui en scandant tout fier: « Ca y est Henri, j’ai compris Baudelaire! »

       
  Henri a eu la chance de travailler avec les plus grands compositeurs parmi lesquels figurent Marguerite Monnot, Paul Durand, Aimé Barelli qu’il considéra comme son frère mais aussi Norbert Glanzberg, Mireille, Louiguy, Henri Bourtayre, Georges Auric, Marc Heyral et Lucienne Delyle, une autre grande dame de la chanson qui sera l’une de ses interprètes privilégiés. Il écrira avec la complicité de son mari, Aimé Barelli, un bon nombre des plus grands succès de son répertoire : « Pour lui », « Ca marche », « Si tu viens danser dans mon village », « Boléro », « Un air d’accordéon », « Quel temps fait-il à Paris » du film « Mon oncle » et également interprétés par Maurice Chevalier.  









     Affiche du film
     " Mon oncle"
       

Il écrit aussi pour Jacqueline François qui, avec « Mademoiselle de Paris », se fera sa meilleure ambassadrice dans le monde entier et c’est sûrement elle aussi qui contribuera à faire décorer Henri de la légion d’honneur en 1956.
Yvette Giraud, Bourvil, Luis Mariano, Georges Guétary, André Claveau, John Williams, Renée Lebas et tant d’autres ont chanté ses refrains tous connus du public.

Dans les années 60, Henri est également pendant plusieurs années le producteur d’une émission de radio internationale hebdomadaire nommée « Variétés de Paris » ce qui lui permet de faire découvrir la chanson dans sa diversité dans le monde entier. Il m’y emmènera bien souvent et j’ai pu me rendre compte du grand respect que les interprètes avaient pour lui et il le leur rendait bien.
Grand défenseur des droits des auteurs, il fut membre du comité de la chanson française, ce qui lui donna un tremplin pour son avenir au sein de cette maison: La SACEM.

En 1950, il reçoit le prix Vincent Scotto pour « Si tu viens danser dans mon village ».

  La Louque
 
De 1951 à 1954,
il est membre conseiller au Comité du cœur. "La Louque" de Maurice Chevalier à Cannes La Bocca fut offerte à la SACEM et avec Willmetz, ils créèrent le Comité du Cœur. Maurice souhaitait que ce lieu "La Louque" serve à héberger les auteurs et compositeurs les plus nécessiteux pour prendre du recul avec la vie quotidienne. C’est Henri qui succéda à Willmetz pour reprendre le flambeau ; Maurice lui recommanda: « Mon cher Contet, prenez soin de mes arbres », ce qu’il fit durant 30 ans.


De 1954 à 1980, il fut président du Comité du Cœur, une charge assez lourde. Il fallait entretenir le personnel et la maison. D’ailleurs, je voudrais rendre un hommage à un coulple sans qui Henri ne serait pas resté 30 ans à cette présidence; il s’agit de Monsieur et Madame Nino Masini. Nino s’occupait du parc et Janie de la cuisine. C’était un couple remarquable et tous ceux qui les ont côtoyé en ont toujours un chaleureux souvenir.
 



    Les Jardins de La Louque

 
  Henri et Maurice Chevalier entourés de quelques auteurs et   compositeurs


Après sa démission en
1981, il demeura président d’honneur jusqu’en 1998 et occupera les plus hautes fonctions de la SACEM de 1963 à 1964 en tant qu’administrateur.

De 1964 à 1965: Administrateur et vice-président

De 1970 à 1972: Président
 
   Henri sous sa présidence

De 1974 à 1976:
Président sous la haute autorité de Jean-Loup Tournier.


C’est avec lui et sous son mandat de Président de la SACEM et Président de la SCI que fut érigé le nouvel immeuble qui se trouve au pont de Neuilly. C’est pour cela que j’ai plaisir à dire que c’est sa maison. Il m’a emmené découvrir ce gigantesque chantier qui représente un piano à queue surmonté d’une pile de disques. Quel souvenir car nous attendions notre enfant qui devait naître en
1972!

>>> En savoir plus sur la SACEM
 
La maison de la musique en juillet 1974,
un chantier de béton et de métal.
Les locaux achevés

En 1980, il trouve qu’il est temps de laisser sa place (notamment à Gérard Calvi). La SACEM lui remit la médaille d’or, rare récompense mais bien méritée. S’en suit sa nomination à la présidence d’honneur jusqu’à la fin de sa vie.

A la lecture de ce récit je souhaite que, comme moi, vous ayez l’impression d’avoir à faire à un grand bonhomme. En tous les cas j’ai essayé de faire sa biographie avec tout l’amour que j’éprouve pour mon grand homme.


                                                                                                                 Doris Contet

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